C'est pas encore ce coup-là qu'on va gagner 2 matches d'affilé. Après la victoire contre Auxerre mercredi, j'étais sûr qu'on battrait Saint Etienne. J'en aurais mis les manches de mon pull à couper. Mais là le problème c'est que contre les Verts, on a joué à 9 contre 13, 11 Stéphanois + 2 joueurs à la noix, Bernard et Jerôme. Bernard, il fait la passe décisive sur le 1er but de Sainté et Jérôme, lui, carrément il marque le 2ème. Bon Bernard, c'est pas étonnant, il a pas inventé l'eau chaude. C'est pour ça que quand il est sur le terrain, c'est souvent la douche froide. J'aurais dû m'en douter qu'il était pas dans son état normal. En début de ce semaine, je dis aux gars: "Ce qu'il nous manque, c'est un aboyeur". Et là Bernard, il me répond: "Coach, si vous voulez, je peux amener mon chien !". Mon aboyeur je pensais que ce serait Jérôme. J'avais raison. A un détail près. Faut que je lui apprenne que le ballon, c'est pas comme un os. On rentre pas avec au fond de sa niche. Mais bon je vais pas l'accabler. Il est gentil, Jérôme, gentil...donne le gangant...Jérôme, donne le gangant...voilà... maintenant lâche la baballe... lâââcheee... Jérôme... voilà...ah non on lève pas la jamjambe au pied du poteauteau...Après personne voudra venir s'y mettre sur les corners et on va encore se prendre des buts. Y en a marre de se prendre des buts sur les coups de pied arrêtés. Bon, à la décharge des gars...je vous rappelle que c'est quand même des footballeurs...donc la plupart, ils ont le niveau Bac mais Bac à sable... à la décharge des gars, l'expression est confusante. "Coup de pied arrêté", eux, ils ont compris qu'il fallait s'arrêter sur le coup de pied. Résultat, le but à Nice et celui contre Troyes...Contre Sainté, c'est pas ça qui a merdé. Là, c'est la faute au ballon qui nous a bien niqué...pardon, citation contractuelle du sponsor...qui nous a bien Niké...Qu'est-ce que c'est que ce nouveau ballon ? On dirait une Chupa Chups vanille caramel géante. Sans le bâton...Mais le bâton, Jérémy, le gardien kung fu des Verts...enfin un peu kung et surtout fou.. le retrouve, il m'a dit qu'il le prend et le colle dans le fion du gars qui a inventé ce ballon. Excusez-moi d'être trivial mais nous du coup, ça a été trivial poursuite. Et courir après le score avec des joueurs qui ont déjà du mal à courir après le ballon, c'est pas de la tarte...de la tarte aux fraises. Comme Christophe et Bernard. Ils sont passés à côté de leur match. Ils sont passés tellement à côté que le match pour les voir, il lui aurait fallu un téléscope. Du coup, je les ai sortis à la mi-temps. Bernard, il voulait revenir en 2ème mi-temps. Heureusement que je l'ai empêché...Ah oui je vous ai pas raconté: dans les vestiaires, j'y suis pas allé par 4 chemins. "Les gars, c'est quoi cette 1ère mi-temps ? Désolé mais là je dois vous remonter les bretelles !". Là Bernard, il me dit: "Coach, moi j'ai pas de bretelles...par contre vous pouvez me remonter ma ceinture si vous voulez !". Edouard, comme il sentait le malaise, il a lâché une de ses fameuses vannes: "Hé Bernard, y a une faute d'orthographe sur la feuille de match...y a marqué que tu joues "arrière". Il manque un accent. En fait tu joues "arriéré" !". Tout le monde s'est marré. Sauf les 2 Uruguayens. Cette fois c'est pas qu'ils avaient pas compris, c'est qu'ils étaient en train d'écouter de la musique, Kinder Bueno et Cristian "Kinder Surprise". D'ailleurs, Doudou à un moment, il va vers eux et il leur demande: "Hé les gringos, vous écoutez quoi comme musica ? Je suis sûr que c'est de la country ! Ben ouais, Kinder Country !!!". Là y a que Edouard qui s'est marré...Bon bref, pour revenir à Bernard, donc avant que les gars repartent sur le terrain, je leur dis: "Il reste 45 minutes, on rentre à fond, on égalise et après on tue le match !!!". Là Bernard, il me regarde avec son regard de...de...de Bernard. Là je retourne briefer Fabrice. Mon Panpan, je l'adore. Je lui dis: "Joue à droite", il joue à droite. Je lui dis: "Marque un but", il marque un but. C'est trop drôle, on dirait un footballeur télécommandé. Bon le problème, c'est que ses piles, elles durent que 45 minutes. Donc les gars repartent vers le terrain et là je remarque que Bernard, il marche bizarrement. "Bernard, viens là !!! Dis moi, c'est quoi cette bosse dans ton short ?". Et là Bernard, il sort un gros calibre de son flottant, tout fier. "Ben coach, vous avez dit qu'il fallait tuer le match...avec ça, je vais pas le manquer, cet enculé !". Là j'ai sifflé Mario, il lui a fait un tâcle glissé...le pistolet a glissé des mains de Bernard...Lionel qui traînait par là a plongé et...manqué le flingue. Résultat, j'ai sorti Bernard du match. Et j'ai décidé aussi que je ferai pas rentrer Lionel mercredi à Strasbourg...