Dimanche 30 avril 2006
Le Stade de France, c'est pas à Saint-Denis qu'il devrait se trouver mais à Lourdes. Il s'y produit régulièrement des miracles. Juin 1998, demie-finale de Coupe du Monde, France-Croatie, Lilian Thuram plante un pion pour les Bleus, lui, l'homme qui n'avait jamais marqué un but en équipe nationale...même pas contre son camp (ce qui le différencie de la Piche qui lui marque contre son camp, et sans doute pour ça qu'il n'est pas en équipe nationale !). Avril 2006, finale de la Coupe de France, OM-PSG, autre miracle, Vikash plante un pion pour les Bleus et Rouges, lui, l'homme qui n'avait pas encore tiré une seule fois au but de la saison. Ca nous donne l'avantage 2-0 et à l'arrivée la Coupe. La 7ème en 35 ans pour Paris. 1 tous les 5 ans. C'est à peu près le rythme auquel le PSG achète un vraiment grand joueur... Là dans cette catégorie, on a déjà Pedro, donc ça voudrait dire d'après mes calculs que, dans 50 ans, Paris aura une grande équipe. Pour revenir à Vikash, je lui ai demandé pourquoi il frappait jamais. Il m'a répondu: "Je suis non-violent. Je refuser de frapper qui qui ce soit. Même un ballon ! ". Là mon président Pierre, il regardé Vikash et il lui a dit: "C'est fou ce que tu as été nettement moins violent lorsqu'il a fallu aller frapper à la porte de ton avocat pour signer ton contrat au PSG...". Vikash, il a ajouté: "Le ballon, c'est quoi ? C'est du cuir ! Et le cuir, c'est quoi ? C'est de la vache ! Et la vache, c'est quoi ? Pour moi, comme pour Gandhi, c'est sacré !". Là mon président Pierre, il a re-regardé Vikash et il lui a dit: "Erreur...le ballon, c'est quoi ? C'est du cuir ! Mais ce cuir, c'est quoi ? C'est du kangourou ! Et le kangourou, c'est quoi ?"...Vikash, il a répondu: "Un slip ?". "Non, le kangourou, c'est comme un footballeur. Il adore sauter, sa femme mais pas seulement, et il s'en met plein la poche !". Sinon, autre miracle, mon Ber, il a fait un gros match. Face à Ribéry, il a été nickel. Quasimodo, on l'a quasi pas vu ! Faut dire que Bernard, je l'avais bien préparé. La semaine d'avant le match, je lui ai dit: "Mon Ber, tu te souviens du match au Parc face aux Minots de l'OM ! C'était la honte. Il faut laver l'affront...". Bernard, il était bouillant. Du coup, avant le coup d'envoi, samedi, je le vois partir aux toilettes. Je le suis discret. Et là, je le vois sortir de la poudre blanche de la poche de son short !!! "Bernard, c'est quoi ça ? Si tu te mets ça dans le nez, moi je te mets sur le banc !". Mon Ber, il m'a regardé, il comprenait rien: "Mais coach, c'est de la lessive...C'est pour laver l'affront !". Y a aussi Lionel qui a été parfait. Avec même un arrêt décisif dans les dernières secondes. Mais je sais pourquoi il a sorti un grand match. Y avait des recruteurs dans les tribunes du Stade de France qui l'observaient. Des gars de Bourgoin, de Brive et du Stade Français. Ils le veulent pour la saison prochaine. Faut dire, c'est vrai, Lionel, quand il dégage le ballon, il trouve de très belles touches. Un des meilleurs chez nous, ça a été Sylvain: parfait sauf sur le but de Maoulidou. Pourtant je lui avais dit lors de la mise en place. "Sylvain, quand l'OM déborde sur la gauche, toi tu prends le 9, Maoulida !". Et pourtant, sur le but, l'attaquant de Marseille, il était tout seul ! Après le match, je lui ai demandé des explications. Il m'a répondu: "Ben coach, au départ de l'action, j'ai pris le 9 au marquage. Mais je l'ai lâché. Le 9, c'était pas Maoulida !". Là, j'ai pas compris, j'ai eu beau lui montrer la feuille de match, Sylvain, il n'en a pas démordu: "Désolé, coach, mais le 9, c'était marqué sur son maillot, c'était pas Maoulida, c'était Pitch !!!". Et là il marqué un temps d'arrêt: "D'ailleurs, c'est bizarre, le 10, le 11 et les autres aussi, ils s'appelaient Pitch...". Sinon, ça s'est bien passé avec les Marseillais. Sauf avec José, le directeur sportif de l'OM. A la mi-temps, il m'a un peu insulté. Il doit être jaloux de mon brushing. J'ai pas répondu mais Doudou, il m'a défendu. Il lui a dit: "Hé José, tu ferais mieux d'aller manger une saucisse à la buvette. Une saucisse Anigo !!!". José, il a répondu: "Purée !". Edouard, il a dit: "Avec du Cantal dedans, c'est ça..c'est bien, tu connais la recette !". Et Edou, à la fin du match, en recroisant José, il a enfoncé le clou: "José, c'est marrant, avant le match, on a entendu la Marseillaise mais après le match, on n'entend plus les Marseillais !!!". Tiens d'ailleurs, on parlait de mon brushing: vous avez vu, après la piscine où les gars m'ont jeté, après la nuit en discothèque, il était nickel sur le plateau de "Téléfoot". Normal, mon brushing, c'est comme schéma de jeu: il bouge pas. Côté cheveux aussi, je privilégie le 4-4-2...4 coups de brosse, 4 pschitt de laque et 2 coups de séchoir.
Par Guy Lacombe
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Publié dans : pull-moustache
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Samedi 20h50, la finale contre l'OM. A l'heure du "Plus grand cabaret du monde", Paris contre Marseille, ça va être un peu Shirley contre Dino, les 2 clubs qui font le plus rire la France l'un face à l'autre. Nous, ça y est, on est entré dans la préparation pour l'heure H. Comme a dit Doudou: "J'espère que c'est pas la préparation H, sinon ça veut dire qu'on va l'avoir dans le cul !!!". Tout le monde a ri. Sauf les 2 Uruguayens. C'est pas qu'ils ont pas compris, c'est qu'ils étaient pas là. Encore une fois disparus. Si c'était définitivement, ça m'arrangerait...ça libèrerait 2 places dans l'effectif. Mais non, on les a encore sous contrat...quand je pense que le PSG s'est battu comme un chien contre leur ancien club de Penarol pour signer un buteur qui marque pas de but et un passeur qui fait pas de passes...Je suis sûr qu'en uruguayen, "Penarol" en fait, ça veut dire "Arnaque". Pour les refourguer, ça va être comme les pulls que je porte l'été: coton...Bon en tout cas, quand Moumoute les a retrouvés...maintenant, c'est facile, il les a rentrés dans son GPS, Glands Positionning System..., ils sortaient de la Poste avec des bottins pleins les bras. Moumoute, il a demandé à Kinder Bueno: "Dites donc les 2 tordugayens, vous faites quoi avec ces bottins ?". Il en a pris un et il a lu la couverture: "Annuaire des équipements sportifs 2006". "Mais ça va vous servir à quoi ?" Kinder Bueno, il a répondu: "Los coach, il a dit que nous ils jouaient au Stade de France !". "C'est vrai...et donc ?". "Ben c'est lequel de Stade de France ?". Moumoute, il leur a répondu: "Comment vous avez pu arriver à un tel stade de conneries tous les 2 ?". Kinder Surprise, là il a dit: "Senor Moutier, le stade de connerie, celui là, y en soui sur, on y a jamais joué !". Bon pour pas m'embarrasser avec les 2 Kinder, j'ai pris une décision. Pour préparer le match, j'ai fait 2 équipes: les Possibles et les Probables. J'en ai monté une 3ème pour mes Uruguayens : les Ni l'un, ni l'autre. J'ai rajouté Rudi dedans. Lui, il est venu me voir: "Alors coach, dites coach s'il vous plaît, je joue en finale !". "Oui...". "C'est vrai ???". "Oui". "Merci, merci, merci ! Et à quel poste ?". "Au poste de télévision: samedi soir, je veux que tu te mettes devant TF1 et que tu quittes pas le téléviseur d'une semelle !". Rudi, il a compris. Il s'est mis à chialer. Ca m'a mis un coup. Il était touchant, le gamin. "OK, ok, Rudi, on va faire autrement. Tu vas jouer sur le côté droit mais, attention, consigne, tu restes bien collé le long de la ligne...". Là Rudi, il m'a fait un grand sourire: "Je...je...joue ailier !!!". "Ah non, on parle pas du même côté de la ligne...toi tu joues ramasseur de balle !". Et c'est reparti dans le chialage. Je suis sorti, j'avais briefing avec toute l'équipe dans le vestiaire du Camp des Loges. C'était mon 1er grand discours de motivation pour la Finale: "Les gars, samedi, faut tout donner ! Une finale, ça ne se joue pas. Ca se gagne !". Tout le monde a hurlé en choeur: "Ouais !!!". Sauf mon Ber qui a levé la main: "Coach, désolé mais la finale, si on la joue pas, je vois pas comment on peut la gagner...".