Mon président Alain l'avait dit avant le match contre l'OM: "Quoi qu'il arrive, il ne se passera rien". Effectivement il ne s'est rien passé: on avait 4 points avant le match, on en a toujours 4 après. Bon c'est vrai du coup, on est 15ème...Comme a dit Doudou: "Même sans M'Bami, on a un classement Modeste !". Mais tout n'est pas négatif dans cette soirée. D'abord, on a réussi à stabiliser et à faire progresser la défense...: 3 buts contre Lorient, 3 buts à Sochaux, 3 buts contre l'OM. Si c'est pas de la stabilité ça...Ensuite Mario n'a provoqué qu'un seul pénalty contre Marseille au lieu de 3 contre Sochaux. Si c'est pas de la progression ça...A propos de Mario d'ailleurs, il a été contacté par les gens de chez Electronic Arts. Ils vont créer un combo spécial Mario sur FIFA 2007: en faisant "rond"-"rond" avec Mario, tu pourras offrir à tout moment un pénalty à ton adversaire. Sympa et convivial. N'empêche que quand même, là ça devient problématique cette histoire de fautes de Mario. Comme lui a dit Doudou après le match de l'OM: "Chez Nintendo, avant tu étais Super Mario. En ce moment, tu es plutôt Yoshi...mais Yo chie énormément !!!". Tout le monde a ri sauf mon Ber qui s'est fait Ribérydiculiser par Franck. Pourtant avant le match, il m'avait dit: "Coach, ce soir, il passera pas...ça fait une semaine que je m'entraîne face à lui sur FIFA et sur PES. Et il n'a pas réussi une seule fois à me dribbler !!!". Là Doudou, il a dit à Ber: "Sur FIFA et PES ?". "Ben oui, les jeux de foot quoi...on joue au foot je te rappelle, Edou !". Doudou, effondré, il lui a dit : "Mais mon Ber, si tu voulais t'entraîner contre Ribéry, fallait jouer à Résident Evil !!!". Doudou était catastrophé. Vikash, lui, il a été catastrophique: c'est bien simple, à un moment, quand Marseille menait 2 à 1, j'ai dit à mes adjoints: "Les gars, changement tactique ! Pour égaliser, je fais entrer Vikash !". Ils m'ont regardé: "Coach, il est déjà sur le terrain". Comme a vanné Doudou dans les vestiaires: "C'est marrant, Vikash, sur ton film, tu es tout le temps présent. Par contre, sur le terrain, par contre, tu es tout le temps absent ! Ah j't'ai cassééééé !!!". Vikash, il a regardé Doudou et il lui a dit froidement: "Ben entre Djibril et toi, le "cassé", c'est une spécialité chez les Cissé !". Comme ça commençait à chauffer, Sammy, il s'est mis entre les 2. Ils l'ont contourné direct pour se mettre sur la gueule. Pierre-Alain, il a dit: "Hey Sammy, dis donc, même dans les vestiaires, tu te fais déborder !". Du coup, c'est Sammy et Pierre-Alain qui se sont mis à se fritter. J'ai dû pousser une gueulante: résultat, punition pour Doudou et Vikash qui joueront pas en UEFA. Ce match en Irlande est un peu particulier. Notamment parce que le terrain est en pente. Quand j'ai appris ça à Kinder Surprise, il m'a regardé d'un air digne de mon Ber: "En pente ? Mais pourquoi le terrain, il est pas en herbe ?". Comme j'avais pas envie de partir dans des considérations linguistiques, j'ai préféré piquer les gars au vif. Je leur ai dit: "Un terrain en pente, ça devrait vous avantager, vu que pour le moment en championnat, on joue la descente !!!".
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La Quézac a coulé à flots ! C’est notre président Alain qui a fait péter une caisse de sa boisson homonyme pour fêter la victoire face à Lille. Lille, je sais pas pourquoi, mais ils ne gagnent jamais au Parc. Comme a dit Claude l’entraîneur des Nordistes après le match : « Paris, c’est notre bête noire ! ». Doudou, il lui a répondu : « Nous, notre noir bête, c’est Bernard ! ». C’est un peu méchant mais c’est un peu vrai quand même. Dernière preuve en date, la causerie de vendredi après la mise en place tactique. J’ai dit aux gars : « Lille, c’est le niveau Ligue des Champions, nous c’est le niveau UEFA après 12 tours d’Intertoto. Alors les gars, demain, on joue crânement notre chance ! ». Et le lendemain, qu’est-ce que je vois arriver ? Mon Ber, la boule à zéro. « T’as perdu un pari, Bernard, ou quoi ? », je lui demande. Et là il me répond : « Ben non, coach, j’ai enlevé mes cheveux, comme ça ce sera plus facile pour jouer crânement… Surtout en plus que j’ai vu la feuille de match… ». « Oui et alors, Bernard ? ». « Ben j’ai vu qu’on joue à 10… ». « Comment ça ? ». « Ben à la place d’arrière gauche, y a marqué Drame… C’est Paulo ? Il a eu un décès dans sa famille ? ». « C’est Dramé, Bernard, Dramé…le nom de Bouka quoi… ». Et le Bouka, samedi, il a assuré. Surtout en 2ème mi-temps. D’un coup, lui qui avait à peine franchi la ligne médiane pendant 45 minutes, il s’est mis à enchaîner les débordements jusqu’au point de corner. Après le match, je lui ai dit : « C’est bien Bouka, tu as pris confiance… ». Il m’a répondu : « Ah non moi j’ai rien pris. Ma femme par contre, elle a pris des photos. Mais comme elle était tribune Auteuil et qu’elle a pas de zoom, j’ai dû me rapprocher… ». Et là Doudou, il a dit : « Ce qui serait bien pour l’équipe, Bouka, ce serait que tu sois bigame : une femme derrière chaque but et hop tu déborderais pendant 90 minutes !!! ». Vikash, il a enregistré la scène. Sa caméra super 8, il ne la quitte plus depuis la Coupe du Monde. J’ai vu quelques images. Les Bleus, il les a filmés dans l’intimité. Mais dans l’intimité de sa chambre d’hôtel. En gros, il a filmé sa télé sur laquelle passait les matches de l’équipe de France. Du coup, depuis qu’il est revenu à Paris, Doudou le chambre. Dernière chambrade en date, samedi soir dans les vestiaires. A un moment, Edouard, il s’approche de Vikash : « Hé, tu sais que moi aussi j’ai filmé l’équipe ? ». Et là il tend une cassette à Vikash. « Qu’est-ce que c’est, Doudou ? ». Et là Edou, il dit : « Ben c’est la compil des buts que tu as marqué en championnat pour Paris ! ». Vikash, il regarde la cassette et il dit : « T’es sûr ? ». Et là Doudou, il répond : « Non je déconnais, en fait c’est une cassette vierge. Mais bon c’est pareil !!! ». Tout le monde a ri. Sauf moi. Parce que ce 1-0 contre Lille, il a révélé pour la énième fois quelque chose qui m’angoisse. Et je l’ai dit aux gars : « Vous pouvez dire merci à Pedro…mais c’est plus possible d’être Pauleta-dépendants !!! ». Je crois que les gars ont compris. D’ailleurs lundi matin au Camp des Loges, je les ai surpris en train de se réunir. Et puis soudain, ils ont retroussé une des manches de leur maillot. Là, ils se sont tous mis un truc sur l’épaule. J’ai voulu en savoir plus. Je me suis approché et j’ai vu. Ils avaient tous une image Panini de Pedro collée sur la peau. Et là Bernard, il m’a dit : « Vous avez vu, coach. Pour plus qu’ils soient Pauleta-dépendants, les gars, je leur ai offert un patch !!! ».
Franchement je suis déçu : 1 point en 2 matches et contre des promus…pfff…je ne comprends pas: vu le nombre de boulets qu’il y a au PSG, on avait pourtant tout pour réaliser un début de saison canon ! Au niveau du jeu pour l’instant, y a pas plus indigeste que nous. Ah si les Monégasques à la sauce Bölöni : des nouilles avec des maillots rouge tomate, un jeu aussi hâché qu’un steak avec et surtout quelques boulettes par match. Mais bon, pour revenir à nous, j’avais pourtant tout remis à plat après Lorient. Avant le match à Valenciennes, j’avais dit aux gars : « Toute la semaine, je me suis creusé : tactiquement, j’ai la bonne formule pour battre l’équipe à Antoine ! ». Et là mon Ber, il m’a répondu : « Coach, je voudrais pas dire mais la dernière que quelqu’un a creusé à Valenciennes, c’était Tapie. Il a fini en zonzon et l’OM en 2ème division-sion ! ». Doudou, il a repris Bernard de volée et, contrairement à ce qu’il fait en match, là la volée, il l’a réussie : « Tapie, Mendy…on dirait que les Bernard ont la connerie dans le sang ! ». Tout le monde a ri. Sauf Jérôme. Pas le gardien. Lui il était au golf. Il est vite revenu d’ailleurs. Expulsé comme d’habitude. Faut dire, il a une fâcheuse manie. Même au golf, il garde ses réflexes de gardien. Dès qu’il est sur le green et qu’un autre joueur essaye de mettre un put gagnant, le Jérôme, c’est systématique, il plonge pour empêcher la balle de rentrer au fond du trou. Non, celui qui a pas ri, c’est l’autre Jérôme. Celui qui rêve d’être remplaçant en Equipe de France. Vous savez pourquoi ? C’est Doudou qui m’a soufflé cette vanne : « Ben parce que comme ça, Jérôme, il s’entraînera avec les coiffeurs ! ». Jérôme, cette semaine, il avait les boules parce que j’avais décidé de pas le titulariser à Valenciennes. Pourquoi ? Ben parce que contre Lorient, pour attaquer, il était là, mais pour défendre, plus personne. Pourtant c’était pas faute de l’avoir briefé avant. Je lui avais bien dit : « Jérôme, le repli défensif, chez toi, ça doit être une pensée permanente…tu m’entends « per-ma-nen-te » !!! ». 90 minutes et 0 repli défensif plus tard, je demande des explications à Jérôme qui me dit : « Je déteste la permanente… c’est complètement ring’, ça fait joueur allemand des années 80 ! ». Du coup, pour le punir, je l’ai collé sur le banc à Valenciennes. Il faisait la gueule : il aime pas qu’on lui cherche des pous, Jérôme. Alors quand il est entré à la 81ème, il était remonté comme un coucou. Faut dire, j’avais tout fait pour ça : comme personne connaît les joueurs de Valenciennes, j’avais changé quelques noms sur la feuille de match de Jérôme. En la découvrant, ses yeux se sont illuminés. Il m’a dit : « Coach, je suis bouillant. Vous avez vu qui y a en défense centrale à Valenciennes ? Franck Provost et Jean-Louis David ! ». Sinon en face de nous, y avait Rudi qui jouait. Rudi, on l'a prêté à Valenciennes pour qu'il ait du temps de jeu. Parce que chez nous, il avait surtout du temps de banc. Voire du temps de tribunes. Voire du temps de samedi soir chez sa mère à écouter le multiplex. Il a fait un bon match. Mais c'est normal, c'est la règle: quand on est mauvais à Paris, on devient bon dans une autre équipe. Et quand on était bon dans une autre équipe, on devient mauvais à Paris. Et quand on est mauvais dans une autre équipe, vous allez me dire ? Ben là c'est qu'on a le niveau pour aller jouer à Paris.
Dès le 1er match de la saison, on a déjà répondu aux attentes de mon nouveau président Alain : il avait dit que cette saison, on jouait la continuité. Eh ben, on a fini la saison 2006 9ème et là on commence la saison 2007 13ème. Si c'est pas de la continuité ça ! Il avait aussi dit, mon président Alain, qu'il fallait retrouver les valeurs du club et être fier de son histoire. En se prenant une tôle par une équipe de bas de classement à la maison, on a rappelé avec fierté un des grands classiques de l'histoire du PSG. A propos d'histoire, c'est une ancienne gloire, Raï, qui a donne le coup d'envoi. Comme il a dit Doudou après la rencontre : « Au début, on a Raï mais à la fin, on déraille ! ». Tout le monde a ri. Sauf les 2 moins 1 Uruguayens. Non pas qu?il avait pas compris, Kinder Surprise, mais c'est parce qu'il avait pas entendu la vanne. Il était en train de consoler Micka. Le Micka, pour son 1er match, il en a pris 3. Même que Doudou, il lui a dit : « Micka, ce soir, t'étais pas goal...t'étais ramasseur de balle au fond des filets ! ». Mais même si on n'a pas vraiment gagné...disons même qu'on a plutôt perdu...je ne suis pas inquiet : c'est clair, l'équipe n'est pas encore au top mais ça va venir petit à petit. Les gars en sont conscients, à commencer par mon Ber : samedi soir, après le match de Lorient, il a sorti une balance de son sac et il a demandé à tous les gars de se peser. Les gars, ils lui ont demandé pourquoi. Mon Ber, il a répondu : « Ben c'est pour voir si on monte en régime ! ». Parce que notre vrai objectif caché, cette saison, c'est la Ligue des Champions. Moi, j'ai organisé la saison pour ça. Par exemple, le mardi et le mercredi, j'ai programmé la fin de l'entraînement plus tôt. Comme ça les gars, la Ligue des Champions, ils ont le temps de rentrer chez eux pour la regarder à la télé. Faut dire aussi que si ça s'est mal passé, c'est de la faute à Fabrice. J'avais dit aux gars de le surveiller pour son retour revanchard au Parc. Par exemple, à Sylvain, je lui avais précisé : « Le lâche pas des yeux ! Le Fabrice, à la moindre occasion, il va essayer de plonger ! ». Au bout d'une minute de match, Sylvain, il vient vers le banc et il me dit : « C'est bon, coach, je l'ai bien observé, Fabrice, il plongera pas ce soir ! ». « Ah bon et pourquoi ? ». « Ben coach, il a pas pris son masque et son tuba ! ». Du coup, Fio, il nous en a collé 2. D'ailleurs Doudou, il en a sorti une très bonne : « Les gars, ce soir, on aurait dit un tirage de Scrabble : FIO, il avait la N...résultat, il nous l'a mis dans le FION !!! ». Et là, PAF !!! Pierre-Alain, il a fait surenchère de vanne à la surprise générale : « FION, c'était un mot compte triple mais compte triple points pour Lorient ! ». Doudou, il était vexé de pas avoir eu le dernier mot. Alors, il en a rajouté une petite mais cette fois sur Paulo. Le Paulo, je l'avais fait jouer à la récupération. Il a été nickel. Sauf une fois où il a bien merdé vu que c'est un Lorientais qui a récupéré le ballon passé mollement à Mario et qui a marqué le 3ème pion des Merlus. Du coup, Doudou, dans les vestiaires, il a dit : « Les gars, c'est normal ! Paulo, ses initiales, c'est PC. Et un PC, y a toujours un moment où ça bug !!! ».